05-09/08/2025
Nous sommes redescendues vers Göteborg (qui se prononce à peu près Yeu-te-bor’y) depuis Kungshamn. On a pris un premier bus jusqu’à Uddevalla (1h de trajet) puis, un deuxième, pour arriver à destination (de nouveau 1h de trajet). Malheureusement, le second bus était tellement bondé que nous avons dû rester debout tout le trajet, ce qui n’était pas des plus confortables.
Notre hébergement se situe au nord de la ville, à une vingtaine de minutes en tramway depuis la gare routière et à environ trente minutes des quartiers les plus centraux. Ce logement est un peu plus éloigné que celui que nous avions initialement réservé, annulé à seulement trois jours de l’arrivée. Trouver une solution de dernière minute à un prix équivalent n’était pas aisé, mais on s’en sort plutôt bien, surtout que l’arrêt de tramway est à seulement cinq minutes à pied. En revanche, nous n’avons pas visité d’île de l’archipel : la durée de trajet pour s’y rendre était d’environ 1h30 depuis notre logement et la météo étant très incertaine, nous avons préféré renoncer.
Göteborg est la deuxième ville de Suède la plus peuplée avec 600 000 habitants environ. C’est une ville portuaire. On y découvre des canaux bordés de cafés, des quartiers très colorés en briques rouges, jaunes, puis des quartiers avec des maisons en bois de toutes sortes…c’est très varié ! Il y a également de très hauts immeubles, notamment le Karlatornet, d’une hauteur d’environ 246 mètres. Apparemment, c’est le plus haut gratte-ciel de Scandinavie.
Nous avons visité quelques incontournables comme :
Nous avons aussi découvert quelques bonnes adresses culinaires. Göteborg est connue pour cela, même si nous n’avons pas beaucoup exploré la cuisine locale, à part les chokladbollar et les kanelbullar. Nous avons craqué pour un restaurant japonais, le Evolushi, excellent et également, pour nous rappeler celui de Berlin, un döner kebab au Berlin Döner.
Göteborg est aussi réputée pour être une des villes les plus vertes d’Europe. Nous avons donc exploré plusieurs parcs et jardins tels que le Slottsskogen, le jardin botanique ou encore le Trädgårdsföreningen (on ne vous dira pas comment ça se prononce).
Mais la ville ne se limite pas à ses espaces verts : elle mise aussi sur les transports durables et les énergies renouvelables. Le réseau de tramways et de bus est principalement électrique ou hybride, et les pistes cyclables sont nombreuses. Par ailleurs, Göteborg récupère une partie de l’énergie issue de son industrie portuaire, ce qui permet à de nombreux bâtiments publics et privés d’être chauffés via un réseau urbain à faible empreinte carbone.
Dans l’ensemble, nous avons apprécié flâner dans Göteborg, même si nous n’avons pas eu de véritable coup de cœur. La ville a entamé beaucoup de travaux, ce qui complique la circulation et rend les déplacements un peu laborieux. Nos visites ont donc été assez hachées, et nous n’avons pas retrouvé ce côté relaxant qu’on attend d’une ville si « verte ». Certes, les parcs sont magnifiques, mais y accéder s’avère parfois compliqué et long. Par exemple, la réserve naturelle d’Änggårdsbergen, que nous avons visitée le dernier jour, se trouve juste à côté des rails du tramway et de la voie ferrée, mais aussi d’une large quatre-voies qui traverse la ville. Peut-être que la magie n’a pas autant opéré à cause de la météo : il a fait gris tous les jours, avec beaucoup de vent les deux premiers jours et de fortes averses pour finir. Il paraît qu’il pleut un jour sur trois à Göteborg !