Berlin – Jours 3 & 4

21 et 22/07/2025

Le musée de l’espionnage

Après un petit brunch à l’appartement, nous avons visité le musée de l’espionnage. La météo n’étant pas franchement au rendez-vous, c’était une activité idéale pour rester à l’abri ! La Welcome Card de Berlin nous a permis d’acheter des billets d’entrée à prix réduit. Le musée propose une plongée dans le monde des agents secrets, du Moyen Âge à nos jours. On découvre également une impressionnante collection d’objets et de gadgets : stylos-caméras, pistolets dissimulés dans toute sorte d’objets, etc. on se croirait presque dans un film de James Bond. Ce qui rend la visite vraiment ludique, ce sont les nombreuses installations interactives. On peut par exemple s’essayer au décryptage, à lire sur les lèvres ou encore à tester le fameux parcours laser où il faut se faufiler entre des faisceaux lumineux comme un véritable agent secret. Le musée est grand : nous y sommes restées plus de deux heures et nous sommes passées vite sur la fin.

Cours Hackesche Höfe & Haus Schwarzenberg

Comme hier, la météo n’est toujours pas bonne. On réussit à se balader quand même au cœur du quartier de Mitte. On découvre les Hackesche Höfe, qui forment un ensemble de cours intérieures où se mêlent galeries d’art, magasins, appartements, cinémas, cafés… Mais aussi un mémorial du cimetière juif ainsi que la Missing House. Il s’agit d’une installation artistique dans la Große Hamburger Straße. Elle marque l’emplacement d’un immeuble détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, laissé volontairement vide. Sur les murs des bâtiments voisins, des plaques commémoratives portent les noms, professions et années de vie des anciens habitants juifs.

Un peu plus loin dans le quartier, on arrive sur Haus Schwarzenberg où se cache une cour intérieure d’un tout autre style. Remplie de street art, de graffitis, d’affiches et d’autocollants un peu partout, on entre dans une autre ambiance, le fameux côté « alternatif, underground » de Berlin. Au delà de la « déco », on y trouve des petits ateliers d’artistes, des magasins, librairies et cafés. Et également le Musée Otto Wiedt, dédié à cet homme qui a sauvé des juifs aveugles et sourds durant la Seconde Guerre Mondiale.

Le musée est gratuit et discret : il est situé exactement à l’endroit où Otto Wiedt avait son atelier de fabrication de balais et de brosses. Cet homme a donc tout fait pour éviter que ses ouvriers soient déportés (falsification de documents, cachettes aménagées dans des pièces secrètes, etc.). Le musée est captivant et surtout très concret. Malheureusement, nous n’avons pas pu terminer la visite dans de bonnes conditions : deux groupes guidés occupaient une grande partie de l’espace, et une alarme incendie s’est déclenchée sans raison apparente… impossible à éteindre. Dommage, car le lieu mérite vraiment qu’on s’y attarde sans devenir sourd (ahah…).

Street Art dans le quartier de Schöneberg

Après un pique-nique au parc juste avant une grosse averse (ouf !), nous sommes reparties en métro pour rejoindre le musée Urban Nation dans le quartier de Schöneberg. C’est un musée d’art urbain contemporain. L’entrée est gratuite et l’exposition, intitulée « Love Letters to the City« , propose des œuvres de plus d’une cinquantaine d’artistes de rue internationaux et berlinois.
Parmi ces réalisations, celle de HA Schult a marqué certaines d’entre nous : l’artiste a lancé un appel public pour que les gens écrivent des mots d’amour personnels. Les plus beaux ont ensuite été imprimés sur un matériau imperméable, puis l’artiste a recouvert tout l’extérieur d’un ancien bureau de post berlinois de ces lettres, créant ainsi un « monument émotionnel« .
Une autre oeuvre nous a également marqué : l’artiste, connu sous le nom de HOGRE, présente son projet Ammazzo qui signifie « je tue », en italien. C’est une marque fictive qui vend des armes. Dans ce projet, il utilise des médias différents pour dénoncer le capitalisme et sa réalité brutale. Selon lui « … Tant que la guerre sera un marché rentable, il y aura la guerre. ».

Suite à cela, nous avons continué notre promenade dans le quartier de Schöneberg pour découvrir d’autres street art dans les rues jusqu’à l’American Church que nous avons pu admirer de l’extérieur uniquement en mangeant quelques petits cookies ! Le quartier est par ailleurs truffé de drapeaux gays, de bancs aux couleurs du drapeau, et autres détails. Arrivées à Nollendorfplatz, on se rend compte que l’on se trouve en réalité dans une partie du quartier gay et que c’est autour de cette place que se rencontraient les hommes dans les années 1920.

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