Venise

Ahhh la Sérénissime, la ville dont l'histoire, la beauté et l'influence résonnent dans le monde entier. Elle nous fait de l'œil depuis longtemps. Nous n'avions pas envie de passer à côté en rejoignant la Slovénie. Et comme escompté, le charme a opéré...

Découvrez nos journées :

Courses et repas

  • Pour allier simplicité et économies, nous avons fait l’essentiel de nos courses au NaturaSì de Mestre (produits bio, mais sans vrac) et cuisiné la plupart de nos repas à l’hébergement.
    Côté sorties, nous nous sommes limitées à deux bonnes pizzas juste à côté de l’hébergement, pour un rapport qualité/prix imbattable : 14 € les deux !
    Le reste s’est résumé à quelques plaisirs simples : un spritz, une glace, deux ou trois cafés et croissants au chocolat. À Venise, les toilettes publiques étant payantes, on finit souvent par commander un café juste pour y avoir accès.

Hébergement

  • Un petit appart pour deux à Mestre, en périphérie de Venise : une bonne option pour alléger le budget et éviter la pression sur le centre historique (même si Mestre en subit de plus en plus les effets…).

Se déplacer à Venise

  • Le train trenitalia de Turin à Mestre dure environ 3h30. Le trajet en train se fait bien avec de nombreux arrêts notamment à Vérone et près du Lac de Garde que nous n’apercevons malheureusement que brièvement de la fenêtre.
  • Depuis Mestre, rejoindre Venise Santa Lucia est facile si l’on se trouve à proximité d’un arrêt de bus ou de la gare. Venise était pour nous accessible en 20 minutes de bus (avec un arrêt juste au pied du logement) ou en 10 minutes de train, auxquels s’ajoutent 20 minutes de marche jusqu’à la gare. Le tout pour seulement 1,50 € par trajet.
  • À Venise, on a surtout marché. Pour visiter les îles, un pass transport à la journée vaut le coup afin d’utiliser les nombreux vaporettos.

Activités

  • Pas d’activités payantes pour nous mais si vous souhaitez visiter musées ou palais, pensez à réserver tôt : trois semaines avant, certaines billetteries officielles étaient déjà complètes. Et si vous aimez l’art contemporain, notez que la prochaine Biennale aura lieu en 2026 !

Le tourisme à Venise

Impossible de parler de Venise sans évoquer le tourisme de masse : environ 30 millions de touristes par an. C’est énorme et cela se voit : les bus et les trains sont très fréquents et pourtant nous constatons qu’ils ne désemplissent guère, que ce soit tôt le matin ou plus tard le soir. Nous sommes souvent debout pendant les trajets, même au mois d’avril.

Le nombre très important d’hébergements et de Airbnb pour accueillir les touristes vident progressivement la ville intra-muros de ses habitants (​En 2024, la population du centre historique est estimée à environ 48 500 habitants, contre 160 000 en 1930). En comparaison, jusqu’à 100 000 visiteurs peuvent y dormir en période la plus dense.

Les impacts du tourisme

Les impacts de la fréquentation de la lagune et des canaux se font sentir sur son écosystème et les fondations de la ville même si des initiatives existent (les vaporettos fonctionnent avec de l’huile de friture récupérée dans les restaurants de la ville).

La question des approvisionnements de l’île pour nourrir tout ce petit monde et celle de la gestion des déchets se posent également. Selon la saison, le tourisme est responsable de 28 à 40 % des déchets produits (53 000 tonnes de déchets à acheminer par bateau poubelle sur le continent).

Et cerise sur le gâteau, il y a aussi un risque important de submersion de Venise d’ici 2100 avec le réchauffement climatique.

Bref, ces éléments nous ont donné la sensation de visiter un lieu très précieux. Car oui, malgré ce tourisme de masse, Venise est merveilleuse et cela fait du bien de se dire que l’humain est capable de créer tant de beauté. On repense à la chanson de Nilda Fernandez : « Faut que je t’invite à Venise avant que l’eau l’ait noyée… » et en regardant ses lumières, on a envie que les plus jeunes puissent aussi la découvrir un jour.

Quelques pistes de réflexion pour préserver Venise :

  • Privilégier le train. Avec un peu d’organisation, c’est tout à fait faisable depuis la France, surtout en prévoyant un itinéraire sur dix-quinze jours avec quelques étapes sympas en chemin !
  • Choisir un hébergement responsable. C’est là qu’on aurait pu mieux faire… On a découvert un peu tard des alternatives comme Fairbnb et Ecobnb qui proposent certaines solutions d’hébergement intéressantes comme la Casa Anconeta Venezia qui nous a bien tenté.
  • Faire attention à ses approvisionnements et à ses déchets.
    • Privilégier le local, bio, et plutôt sur le continent si vous logez à Mestre. Penser à prendre des sacs en tissu et une gourde : il y a plein de fontaines pour se ravitailler.
    • Pour notre part, nous avons pique-niqué tous les midis sans plastique, mais attention, certains lieux interdisent de manger sur place (à regarder ici). Autre option pratique et locale : un bon tramezzino à emporter, en évitant les emballages jetables.
  • Et personnellement, on se dit que pour réduire la pression touristique il n’y a pas grand chose à faire à part d’accepter de partager son accès et de limiter son nombre de venues dans la Sérénissime. Il est clair que visiter Venise doit rester une expérience assez rare dans sa vie, d’où l’importance de privilégier le nombre de nuits sur place (4 nuits nous a semblé être vraiment le strict minimum pour en profiter).

A noter que depuis 2025, une taxe s’applique aux visiteurs ne dormant pas sur place lors des pics touristiques. Une déclaration est obligatoire pour tous les touristes.

Picto sandales
66 km à pied
environ 18km/jour
Picto map
5,3 kg / pers. CO2e
92 € / pers.
pour environ 8h de transport (Turin-Venise compris)
Picto cookie
41,5 € / pers. de repas
Soit environ 10€ / pers. par jour
Picto cocktail
21 € / pers. d'apéro, cafés et glace
Picto hebergement
394,5 €
90 € / nuit + 32 € taxe de séjour
Total : Environ 362 € / pers. pour 4 jours