Berlin – Jour 1

19/07/2025

Pour bien débuter, nous avons choisi une visite guidée francophone intitulée « les incontournables de Berlin ». Ce n’est pas trop notre truc les visites guidées en groupe, on se plaint souvent des grands groupes dans les villes où on passe mais pour cette fois, on a fait une exception. Cela nous paraissait une bonne manière pour aborder l’histoire de Berlin sans être contraintes de faire nous même le planning de la promenade ! Et puis vu que les musées sont peu en Français, cela donnait également quelques bases ! Bon, on était souvent les dernières du groupe (on a même failli perdre le groupe une fois), car on a beaucoup lambiné en route mais la visite était chouette et notre guide Martin intéressant !

La visite dure environ 3h et nous emmène de Postdamer Platz jusqu’à l’île aux Musées en passant par le Mur de Berlin, Checkpoint Charlie, le bunker où Hitler s’est suicidé, le Tiergarten, le Mémorial aux Juifs assassinés en Europe, la Porte de Brandebourg, le Boulevard Unter den Linden, la place de l’autodafé et enfin le Forum Humboldt.

On ne vous refera pas la visite mais s’il faut retenir une chose qui nous a marquées, il s’agit du Mémorial aux Juifs assassinés en Europe. C’est une œuvre conçue par l’architecte Peter Eisenman et qui est composée de 2711 stèles de béton de hauteurs variées, disposées en un vaste champ ondulant. L’architecte a conçu ce lieu sans symbolisme explicite. Ainsi, les stèles de béton ne portent pas de nom ou d’inscription. Selon lui, c’est l’expérience personnelle des visiteurs qui donne sens au lieu et qui lui donne vie. L’architecte était même partant pour en faire un skatepark. Et c’est effectivement cette absence volontaire de symboles clairs qui rend ce mémorial si puissant.

Monbijou Park et musée de la RDA

Après un pique-nique au Monbijou Park et une glace au Spoonful pour nous motiver, nous avons ensuite été au musée de la RDA, consacré à la vie quotidienne en Allemagne de l’Est entre 1949 et 1990. Il est très interactif : on peut ouvrir des tiroirs, écouter de la musique et toucher des objets de l’époque, etc. On peut même monter dans une réplique de voiture Trabant avec simulateur de conduite (malheureusement, il y avait toujours trop de monde et nous n’avons pas pu tester 🙁 ) ! On a eu quand même notre petit moment « sensation » en entrant dans un ascenseur simulant les défaillances techniques (qui devaient être monnaie courante à l’époque) pour entrer ensuite dans la reconstitution d’un appartement est-allemand. Le musée aborde également des aspects plus sombres de la RDA comme la surveillance par la Stasi, la propagande, ou encore les restrictions de liberté. Même si les textes sont en anglais, les ados ont apprécié l’interactivité du musée : il y a eu pas mal de parties de babyfoot, de tours dans l’ascenseur, de photos dans l’appartement…

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